Radio publique ou radio d’état ?

Radio publique ou radio d'état ?

La Radio publique

La plupart des états constitués, qu’il soit démocratique ou non, dispose d’un service public de la radio diffusion. Pour prendre pour exemple le rapport du général De Gaulle, premier président de la Ve République française, avec les média, la radio est un bon exemple. En effet, il était inenvisageable, aux yeux du général De Gaulle, de ne pas contrôler l’intégralité du contenu des programmes diffusés sur les antennes Françaises.
Le rapport du pouvoir aux médias, est assez récent, à bien y réfléchir. Jusqu’à la révolution française, il n’existait pas de médias indépendants.

Depuis l’avènement de l’imprimerie, de la radio, la télévision et, en ce début de XXIe siècle, du réseau Internet, le rapport des états au pouvoir c’est paradoxalement et simultanément assouplies et durcis.

La radio d’Etat

La plupart des grands pays modernes disposent de radio d’État. On entend par radio d’État, les radios dont les responsables exécutifs et administratifs sont nommés +- directement par le gouvernement en place. Et ce que l’intégralité des régimes autoritaires dans le monde contrôle l’intégralité des médias de leur pays. Même dans les régimes d’ambition démocratique Comme la France, l’Angleterre, l’Allemagne ou les États-Unis, les gouvernements continuent à disposer de radio d’État, ou de radio publique. Évidemment, suivant le régime, le contrôle et l’indépendance de ces médias publics est totalement différent.

Souvent, la radio publique permet – seule -de diffuser des programmes culturels.

Medium de transmission culturelle

En effet, on observe que la majorité des contenus diffusés par les médias privés, aucun autre but que la promotion publicitaire. Personne n’aura oublié la fameuse phrase « temps de cerveau disponible » prononcé par le président directeur général de TF1 en 2001. Face à un raz-de-marée de contenu plus démagogique et de très bas niveau, la radio publique reste un espace où la culture peut, vaguement, subsister.
Les radios commerciales n’ayant d’autres ambitions, pour survivre, que de vendre des espaces publicitaires, seuls les radios publiques permettent encore la diffusion de produits qui ne sont pas immédiatement commerciaux,. La radio publique, dans le système libéral actuel, reste le principal vecteur de transmission culturelle et artistique indépendant des impératifs commerciaux.

Ces impératifs commerciaux sont évidence, responsable de l’abaissement général de la culture générale des citoyens modernes.

Par Henry Kohl